John Studebaker, blues

Concert de blues , ce dimanche 14 octobre, à la Bonne Source à Fleurus.

John John STUDEBAKER and the Hawks, de Chicago, un concert très chaud, à rééditer.

©Photos Perso

Saisonsouscutanée

Brasser les derniers relents de l’automne

Les couleurs vives

Les pluies d’ombres et de crépuscules

Ce ciel à vau l’eau

Couché mortifié

Les feuilles mortes qui s’obstinent

À ne pas vouloir  se réincarner

Et ces nuages assoiffés d’anonymat

Mais rouges ou ternes de honte

 

Éclaircir

les matins gueule de bois

Oublier de dominer

Le monde agrippé

A tes yeux

Choisir l’humilité

Les oreilles colmatées

De chants d’oiseaux s’égosillant

Parce que oui c’est l’automne

Et la vindicte des arbres

Aléatoires

J’aime

Qu’ils m’endoctrinent et me peuplent

Les ultimes rives de ma raison

Texte de novembre 2017 / Gilray / ©Photos perso

2017-05-03 15.54.00

Atelier Street Photography. 24/11/18 La Louvière

Dans le cadre de son exposition MACADAM, le CPRB organise un atelier pratique d’initiation à la street photography le samedi 24 novembre 2018.  De 09h30 à 12h00

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Qui n’a jamais rêvé d’être le prochain Doisneau ou le prochain Cartier Bresson ? La photographie de rue ou Street Photography est un type de photographie que nous pratiquons tous plus ou moins. Mais pour obtenir des photos de rue exceptionnelles, il faut s’y prendre correctement.  Atelier créatif d’une durée de 3h00 pour vous lancer dans la photographie de rue urbaine   Cet atelier se déroulera dans le cadre de la ville de La Louvière avec un détour par le marché et les endroits typiques de la ville.  

on the streetVous apprendrez

  • Comment mettre en oeuvre les réglages et les techniques de la photo de reportage
  • Comment aborder un thème et raconter une histoire en images
  • Comment varier vos compositions et choisir vos valeurs…

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Rails d’acier

Rails d’acier

Parmi les herbes folles

Les graviers grisâtres

Qu’un maître d’œuvre a orchestrés

Dans une symphonie minérale

Traverses jumelles

S’ignorant jusqu’à l’infini

Vie figée de l’élan de ferOLYMPUS DIGITAL CAMERAP8260775.JPGP7230145.JPGP2050423.JPG

Vie figée ma vie

L’attente d’un convoi

Qui s’égrènerait

Aux sources de la terre et du vent

Et laminerait toutes ces perles

Ces larmes de routes éperdues

Oui j’aimerais te voir enfin

À travers le carreau dépoli

D’un wagon que je pourrais dessiner

Dans le flot

De ces rails d’acier

GilRay, été 2018

Décès de Claude SEIGNOLLE

Claude Seignolle 2La Malvenue

Je viens d’apprendre le décès, à 101 ans, de quelqu’un qui a fort compté dans ma vie, dans mon parcours universitaire, dans mes goûts littéraires… Claude SEIGNOLLE, auteur de romans et de récits fantastiques (il a illustré le fantastique paysan aussi bien que le fantastique urbain) et d’ouvrages d’ethnologie. Je l’ai rencontré lors de l’année académique 1972-1973, à Paris, lorsque je préparais mon mémoire de philologie romane sur son oeuvre. Il m’a beaucoup aidé et nous avons tissé des relations amicales. Je l’ai rencontré à plusieurs reprises par la suite, ce sont des souvenirs inoubliables. Il se dégageait de ses fictions – si peu « fictions » disait-il parce qu’elles reproduisaient les vieux contes et les croyances d’antan – une telle force, une telle emprise que vous sortiez « différents » de la lecture de ses écrits, souvent habillés d’un français ancestral, mystique ou … diabolique! Lisez par exemple « La malvenue » ou « Les évangiles du diable »…
Il avait (re)publié à compte d’auteur ma thèse sous le titre « Le folklore de la peur dans l’oeuvre de Claude Seignolle », en juin 2001.
Merci encore, Claude, et repose en paix.
http://heresie.com/cseignolle/

Le folklore de la peur

Frissons d’aube

DSC_0607Le ciel s’empourpre

La lumière naît vibrante et lucide

Pixels du matin calme

Circoncision de la douleur

Epanchement des âmes

Je suis de la terre d’ici

Mes doigts tremblent

Dans le feuillage

Et ton visage

A la couleur de l’aube

DSC_0612.JPG

DSC_0609.JPG

Photos ci-dessus, perso.

Ci-dessous, une photo de Zach ALLIA (https://www.zachallia.com/)Visage dans la lumière Zach Allia

Estampe et transes

DSCF0142il faut se battre

loin des rougeurs

de l’horizon

discipliner ce ciel

opaque et rebelle

orchestrer les nuages

se fondant dans les failles

d’où s’ensanglantent les hordes

du crépuscule

calmer l’élan des eaux

aux rythmes grossiers

légiférer l’anarchie

des orages impatients

 

il faut chevaucher l’impossible

traquer l’œil du cyclone

jusqu’à la cécité des cris

se repaître des zébrures

pour en accoucher des mares

hallucinantes contorsions

arrachées des fertilités d’un cénacle

de terres impures

 

 

parfois je m’imagine

puéril dans cette fugue

du désordre

rescapé de la déraison

et blotti dans les effilochures

lourdes des crayons

d’un dieu las

parfois je m’imagine

mucus hétéroclite

pitoyable déchet

de ce requiem

gavé de sa puissance

 

mais cette beauté ne se fige pas

nichée dans une croisade

d’invectives et de moussons

elle lacère mes yeux

d’un long cinabre d’espoir et de vie

j’ouvre alors l’ultime chapitre

d’une bible de brumes

et d’haleines rauques

mon ciel animal

mon ciel pléthorique

engorgeant enfin

mes veines

d’une soudaine vigueur

DSCF0154

Mars 2018

GilRay

 

Désertion

Doigts sur un piano

Comme des doigts sur les touches d’un piano

D’une musique confuse

Petites lames de fond

A l’horizon d’une mer étale

J’efface les souvenirs

Maigres

De ta présence

Je les vois se fondre dans l’écume

Et je ne ressens que le reflux

De la haine

Elle a des allures de vieille coque

Qu’un pêcheur aurait oubliée

Sur un banc de sable loin

Très loin

Parce que la mer s’est vidée

Eventrée

Laissant les vagues dissiper

De sombres amours

D’inutiles baisers

Cette errance

Que j’aurais aimée

Véhémence

Et sonate aux mouvements océaniques

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