Parigramme – tout paris est à lire

Atlas de Paris au Moyen-ÂgeSource : Parigramme – tout paris est à lire

ATLAS DE PARIS AU MOYEN-ÂGE

ESPACE URBAIN, HABITAT, SOCIÉTÉ, RELIGION ET LIEUX DE POUVOIR

Philippe Lorentz
Dany Sandron
Photographe : Jacques lebar


 

Paris – 200 000 habitants en 1300 – est la plus grande ville de l’Occident médiéval. Elle devient au XIIIe siècle la capitale du puissant royaume de France vers laquelle affluent intellectuels, hommes d’affaires et artistes. La croissance sans précédent de la cité n’a pas manqué de laisser une empreinte durable. Dans bien des quartiers, le tracé actuel des rues reflète les opérations de lotissement qui présidèrent à l’installation des nouveaux venus au cours du Moyen Âge. Si peu d’édifices médiévaux sont aujourd’hui visibles dans leur quasi-intégrité, telles Notre-Dame ou la Sainte-Chapelle, beaucoup sont conservés de manière fragmentaire, comme le Louvre de Philippe Auguste, la salle des gens d’armes de la Conciergerie ou le réfectoire du couvent des Cordeliers. Ces vestiges – et bien d’autres – jalonnent la trame urbaine dont les aspects changeant au fil d’un millénaire sont restitués par les images anciennes.

Entre la « ville idéale » rêvée par les rois et la cité grouillante aux maisons serrées les unes contre les autres, aux ruelles étroites et nauséabondes, se dessine le visage du Paris médiéval.

Philippe Lorentz enseigne l’histoire de l’art du Moyen Âge à l’université de Strasbourg et à l’École Pratique des Hautes Études.

Dany Sandron est professeur d’Histoire de l’art et d’Archéologie du Moyen Âge à Sorbonne Université. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’architecture.

 

Projet d’écriture

Prologue

Je sais que vous tenez maintenant mon manuscrit en mains. Devant vos yeux de lecteur attitré. Je ne citerai pas encore la maison d’édition, par précaution. Je dois d’abord vous mettre en demeure. En demeure de me lire, c’est votre job.

Je ne sais pas si vous apprécierez ce que j’écris, mais là n’est pas la question.

Vous ne me survivrez pas si vous ne vous mettez pas à la tâche.

Alors, pourquoi pas ? Je commence par le récit de notre rencontre. Au bistrot A la Mort subite, dans le centre de Bruxelles. Un après-midi de décembre. Je ne me souviens pas de l’année exacte, mais c’était avant…

L’après-midi, en, semaine, en-dehors des vacances, La Mort Subite, c’est calme, quelques clients attablés de-ci delà dans la longue enfilade du café, pas de musique, l’impression d’avoir pieds dans une autre époque, compassée, intemporelle. Des murmures filtrés se  diluent dans un silence que semblent nourrir les deux garçons accoudés au comptoir. Les murs affichent toujours d’antiques photos, délavées, qui témoignent d’un passé plutôt fantomatique.

Dehors, la rue, pourtant proche du centre, n’est guère animée. Pas de neige, mais un fluide glacial, bruineux, qui s’insinue dans les moindres recoins et vous fait croire que le ciel gris apporte la rédemption… J’aime ce Bruxelles délétère, maître du jeu, cette ville qui, depuis longtemps, a inhibé mon âme et mon corps.

Je me suis installé près de la fenêtre, à droite en entrant. Une table où, jadis, … mais c’est une autre histoire. Maintenant, je sais que vous n’allez pas tarder. Vous faites partie de ces gens qui respectent au dixième de seconde leurs rendez-vous, parce que vous aimez être irréprochable. Je sais aussi que ce n’est pas par conviction que vous allez me rencontrer – des manuscrits, vous en lisez des mille et des cents chaque semaine -, mais je crois par un effet d’inéluctabilité !

Mon chapeau, un Wesley de chez Brixton, trône à quelques centimètres de la chemise qui enserre mon manuscrit, et déjà, une gueuze m’a été apportée par l’un des garçons, en gilet noir et tablier blanc. Le style, car il faut du style. Surtout avec moi.

A l’heure dite, vous entrez. Vous ne correspondez pas tout à fait à ce que j’avais espéré, ou craint

Photo Charles le Brusseler

Vous êtes entré dans la salle. Impossible de ne pas vous reconnaître. On reconnaît toujours les personnes insignifiantes dans la réalité, comme  les personnages secondaires  dans d’autres contextes … Plutôt mince, la quarantaine, le crâne en partie dégarni, un visage passe-partout, un costume noir, séant mais anonyme, urbain, définissant une personnalité diaphane. Pour donner le change, tes chaussures ! Elles, elles dénotent, attirent un instant le regard. Sans doute des Magnanni Derbies ? Couleur cognac, et je crois de pointure… exagérée.

Je n’oublie pas le petit attaché-case plus ou moins de la même teinte, religieusement coincé sous le bras droit. Vous êtes celui à qui j’ai donné rendez-vous dans ce vieux café de la capitale, celui à qui peut-être je remettrai dans quelques instants un manuscrit, à même posé sur la table à côté de mon chapeau. Peut-être.

Je pensais à ce moment au premier chapitre du Pendu de Saint-Pholien, quand le commissaire Maigret, lui aussi, se retrouve dans ce bistrot quasi désert. « Et il avait pénétré, en simple curieux, dans un petit café de la Montagne aux Herbes Potagères. » Je ne suis pas un simple curieux, j’aime les lieux qui laissent des marques, se perpétuent. Je l’ai écrit et vous allez peut-être sous peu découvrir mes véritables intentions. Si vous m’écoutez, si vous lisez entre les lignes.

Un bref petit signe de la main et vous vous attablez en face de moi.

Des phrases de simple civilité s’échangent, je déteste reproduire ces ridicules entrées en matière. Je vais à l’essentiel. Vous commandez un café, le garçon s’exécute.

Photos ci-dessous : Farewell  (sur Google+)

Et, au moment où deux petites tasses fumantes atterrissent sur notre table, je vous tends un billet, manuscrit, comme une carte de visite, comme une façon d’afficher ce que je suis, ou veux être…

 « La ruelle est sombre. La pluie s’accroche aux pavés, sirupeuse. Le temps délaisse cette part de la ville. Je cherche le halo de lumière d’un réverbère chimérique, je sais qu’on me guette dans l’ombre, mais je ne résiste pas à la griffe qui s’insinue dans ma tête. J’ai toujours connu les façades de briques éteintes, les portes de bois bleuies, les fenêtres dépolies, tissées de toiles comme les dentelles d’une vieille arachnéenne. Toujours connu les flaques croupies, d’une eau qui s’obstine à demeurer. Toujours cherché à en boîter les filles nocturnes, au revers de quelques tavernes aux néons perclus. La ruelle est mon antre, l’infini de ma nuit synchro. Elle me cause dans l’oreille, me susurre le crépitement de tes baisers. C’est une ruelle d’un bruxelles hypothétique, d’un bruxelles crapuleux et triste, d’un bruxelles qu’ouvragent les doigts d’un artiste sombre.  Et la bière sûre finalise le dessin de mes lèvres, je la crache entre mes dents vers toi qui flirtes avec brel et ses sueurs de scène. Je marche sur le grès laminé de ces pavés mal ajustés, sur la peau citadine et grave, sur la mousse cannibale et le sang coagulé d’un meurtre qu’ils n’ont pas élucidé.

La ruelle est sombre. La pluie fait le décor, je l’aime inépuisable dans mes cheveux rares, je la bois jusqu’à la lie de tes lacis de chair aimante. »

Je scrute son regard : que va-t-il déduire de ce bristol ? Il reste énigmatique. Nous sirotons nos expres

Le photographe du mois. Johan Lenaerts

Nom   Lenaerts      

Prénom Johan

Ton histoire, qui es-tu ?  Né en 1980 à Dinant. Autodidacte, je glane des infos auprès des photographes qui m’entourent et je lis énormément de revues. Mais il n’y a qu’une seule chose qui fonctionne pour moi : c’est le travail… Je shoot encore et encore pour exercer mon œil de photographe.

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Comment aimes-tu te décrire ?  Simple mais pas simpliste, un peu perfectionniste (je suis d’ailleurs rarement satisfait de mes photos :p) . Passionné et émerveillé par ce qui m’entoure, comme un enfant.

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Ton parcours.  Comment la photographie est entré dans ta vie ?  C’est un ami qui pour mes 17 ans m’avait prêté son Olympus IS-200 que je n’ai pas lâché pendant plusieurs mois avant de lui rendre. Malheureusement, je n’ai pas eu le soutien escompté de mes parents pour faire de la photo et je l’ai mise de coté jusqu’à mes 35 ans…

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Suite probable d’un récit inachevé

Image associée
Photo WEB
https://wallhere.com/fr/wallpaper/832969

La ruelle est sombre. La pluie s’accroche aux pavés, sirupeuse. Le temps délaisse cette part de la ville. Je cherche le halo de lumière d’un réverbère chimérique, je sais qu’on me guette dans l’ombre, mais je ne résiste pas à la griffe qui s’insinue dans ma tête. J’ai toujours connu les façades de briques éteintes, les portes de bois bleuies, les fenêtres dépolies, tissées de toiles comme les dentelles d’une vieille arachnéenne. Toujours connu les flaques croupies, d’une eau qui s’obstine à demeurer. Toujours cherché à en boîter les filles nocturnes, au revers de quelques tavernes aux néons perclus. La ruelle est mon antre, l’infini de ma nuit synchro. Elle me cause dans l’oreille, me susurre le crépitement de tes baisers. C’est une ruelle d’un bruxelles hypothétique, d’un bruxelles crapuleux et triste, d’un bruxelles qu’ouvragent les doigts d’un artiste sombre.  Et la bière sûre finalise le dessin de mes lèvres, je la crache entre mes dents vers toi qui flirtes avec brel et ses sueurs de scène. Je marche sur le grès laminé de ces pavés mal ajustés, sur la peau citadine et grave, sur la mousse cannibale et le sang coagulé d’un meurtre qu’ils n’ont pas élucidé.

La ruelle est sombre. La pluie fait le décor, je l’aime inépuisable dans mes cheveux rares, je la bois jusqu’à la lie de tes lacis de chair aimante.

Février 2019

GilRay

Expo. Leonard Freed, un photographe dans la tempête

Léonard Freed, un photographe dans la tempête…

Paris populaire

On voit ces derniers temps des mouvements revendicatifs, « Gilets jaunes » émailler le devant de la scène, en France, à Paris, en Belgique… Le maillon central de ces mouvements – en-dehors des groupuscules violents qui ont tenté de le décrédibiliser – rappelle qu’il est difficile de maintenir les acquis de la nation, issus des combats du passé, face à un néolibéralisme effréné.

Le Paris populaire , celui des petites gens, est relaté dans deux ouvrages récents , illustrés, qui parlent au cœur et donnent toujours de l’espoir à profusion.

Les rois du pavé
Les petits métiers du Paris d’autrefois… par Jean-Louis Celati, chez Parigramme
Visages, façons et coutumes du Paris populaire
La vie des gens simples, leurs habitudes,leurs joies et leurs peines… par Claude Dubois, chez Parigramme
Zola toujours présent

Sebastião Salgado : la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en images

http://www.nova.fr/sebastiao-salgado-la-declaration-universelle-des-droits-de-lhomme-en-images
Pour fêter les 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme, signée le 10 décembre 1948 à Paris, le photographe humaniste et écolo Sebastião Salgado expose une trentaine de ses photos au musée de l’Homme, à Paris, jusqu’en juin 2019. Visite guidée.

Le camp de Kibeho, destiné aux rapatriés du Zaïre et du Burundi. Rwanda. 1995.© Sebastião Salgado

Echographie

Je me suis assis sur une souche

Là au milieu d’une clairière anonyme

On distingue à peine le flou

Des arbres dans la brume

Tout est étiqueté silence

Et la vie affleure à peine

Les feuilles essaient de parler

Mais se taisent prudentes

Frétillent en vain

(Silence) un calme

Cosmétique ou comateux

(Silence) une petite ondée fugace

Qui dégouline des troncs

J’aimerais qu’un animal s’ébroue

Réponde aux cris sourds de l’homme

Prélude et fugue

Dans ce sous-bois drapé

D’humeurs apeurées

Je tiens dans ma main

La droite sans doute

Une canne de bois

Bois lisse calque du bois rugueux

Des écorces striées

Des blessures des gerçures

De ce temps qui passe sans cesse

Et puis dans cette brume jalouse

Tu apparais sublime

Et violente

©GilRay, novembre 2018

Vestiges d’automne, par Alix Lerman Enriquez

DSCF1048.JPGVestiges d’automne, par Alix Lerman Enriquez

(La Cause littéraire)

J’ai enfilé mon manteau rapiécé,

troué d’automne triste

et déjà trempé de pluie.

 

J’ai marché dans les flaques d’eau

avec mon ciré de fortune,

couleur jaune citron,

comme la teinte d’un soleil disparu

qui clignote dans mon souvenir perdu.

Mes empreintes de pas traçaient

des ricochets de silence sur l’eau grise

que je me plaisais à contempler

 

comme la roue du temps qui tourne

mêlée aux feuilles mortes pétrifiées,

dans une rivière réifiée

où des sequins de lumière

irradiaient la terre d’or et de rouille

trempée de mes larmes.

Ecrit par Alix Lerman Enriquez 19.11.18 dans La Une CEDEcritureCréation poétique  

Source : Vestiges d’automne, par Alix Lerman Enriquez

Alix Lerman Enriquez est née à Paris le 5 mai 1972. Depuis très longtemps, elle s’adonne à l’écriture poétique et, à ce titre, a déjà publié plusieurs recueils de poésie comme Météores (2005) aux éditions La Bartavelle, Les territoires de la nuit pourpre (2012) chez Do Bentzinger Editeur, A-Contre-jour (2013) chez Hervé Roth Editeur, Les fruits blets de ma solitude (2014), Herbier d’errances (2016), Estuaire de l’espoir (2018), aux éditions Flammes Vives. Elle a également publié Au-delà de la nuit (Edition Les poètes français, 2016, distingué par le grand diplôme d’honneur du concours des Apollons d’or 2018, section recueil édité), ainsi que Tessons et miroirs (2017) aux éditions Vox Scriba. Membre de l’Union des Poètes & Cie, elle est lauréate du prix de poésie Jean Rivet 2017 pour son recueil Lever l’ancre Flamme d’argent, du prix Pierre de Ronsard du concours des flammes Vives 2018, et a en outre reçu la même année un diplôme d’honneur de la Société des poètes français pour son recueil La morsure du jour sur la mer. A également collaboré à plusieurs anthologies et recueils collectifs édités par la Société des poètes français, l’Association Flammes vives, et laSociété des auteurs et poètes de la francophonie (SAPF). Certains de ses poèmes ont été publiés dans les revues : Xero ; Portulan bleu ; Portique ; L’Etrave ; La Revue alsacienne de littérature ;  ainsi qu’à Poésie sur Seine. Par ailleurs, elle écrit des poèmes dans les revues poétiques en ligne : La Cause littéraire ; Le Capital des mots ; La toile de l’un ; Infusion ; Recours au Poème ; et Lichen ;ainsi que sur le site Poética. En outre, elle écrit des proses poétiques sur le site de Hervé Roth éditeur, et nourrit son propre blog Perles de poésie à l’aide de petits billets d’humeur teintés d’humour et de rêverie. Egalement auteur d’un autre site poétique, Aphorismes et petits riens, regroupant ses micro-poèmes écrits et postés sur les réseaux sociaux.

©Photo Perso GilRay

On la fit Eve

femme ombre et lumière 2 Les yeux de la femme.François Coppée (1842-1908)

Recueil : Les récits et les élégies (1878).

L’Éden resplendissait dans sa beauté première.

Ève, les yeux fermés encore à la lumière,
Venait d’être créée, et reposait, parmi
L’herbe en fleur, avec l’homme auprès d’elle endormi ;
Et, pour le mal futur qu’en enfer le Rebelle
Méditait, elle était merveilleusement belle.
Son visage très pur, dans ses cheveux noyé,
S’appuyait mollement sur son bras replié
Et montrant le duvet de son aisselle blanche ;
Et, du coude mignon à la robuste hanche,
Une ligne adorable, aux souples mouvements,
Descendait et glissait jusqu’à ses pieds charmants.
Le Créateur était fier de sa créature :
Sa puissance avait pris tout ce que la nature
Dans l’exquis et le beau lui donne et lui soumet,
Afin d’en embellir la femme qui dormait.
Il avait pris, pour mieux parfumer son haleine,
La brise qui passait sur les lys de la plaine ;
Pour faire palpiter ses seins jeunes et fiers,
Il avait pris le rythme harmonieux des mers ;
Elle parlait en songe, et pour ce doux murmure
Il avait pris les chants d’oiseaux sous la ramure ;
Et pour ses longs cheveux d’or fluide et vermeil
Il avait pris l’éclat des rayons du soleil ;
Et pour sa chair superbe il avait pris les roses.

Mais Ève s’éveillait ; de ses paupières closes
Le dernier rêve allait s’enfuir, noir papillon,
Et sous ses cils baissés frémissait un rayon.
Alors, visible au fond du buisson tout en flamme,
Dieu voulut résumer les charmes de la femme
En un seul, mais qui fût le plus essentiel,
Et mit dans son regard tout l’infini du ciel.

François Coppée.

http://www.poesie-francaise.fr
Didier Glehello
Résidence Captal C401
6, rue François Legallais
33260 La Teste (Gironde, France

https://www.poesie-francaise.fr/francois-coppee/poeme-les-yeux-de-la-femme.php

Visage dans la lumière Zach AlliaOn la fit Ève

Femme

Énigme

De son corps de son âme

Ne put s’éteindre le mystère

Ne put se calmer le désir

On la fit Ève

Femme

Couvrant le monde

D’un charme inaltérable

Tremblante

Lèvres offertes

Et pudique incandescence

Je ne sus

Que faire

La chercher

L’aimer

L’ignorer

Ma vie se figea

Sur la douceur de sa peau

Et je surpris

Son visage immobile

Révélation de mon ignorance

Non je ne sais pas

Eve

Qui tu es

Et le lien

Qui nous unit ou nous sépare

Icône de l’absolu

Mère amante

Éclat dans la roche purpurine

Écueil au large des côtes

Aphrodite

Mes amours restent sans suite

 

GilRay novembre 2018

Photos extraites du Web, sans droits d’auteur.

https://drive.google.com/open?id=1IXNhyCmlMJ0p-7zlrv1uQS6zuT901whYGwA47H5u1S0